Wikileaks: qu’est se qu’il c’est passé?

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D’habitude peu médiatique, le site Wikileaks a fait parlé de lui la semaine passé. Maintenant qu’on commence à avoir de recul, tentons un petit bilan de la situation…

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Wikiquoi?
Wikileaks. C’est:

un site web de ressource et d’analyse politique et sociétale, à la fois ouvert et sécurisé, dont la raison d’être est de donner une audience aux fuites d’information[note 1] en provenance notamment «des régimes d’oppression en Asie, aux États-Unis, l’ancien bloc soviétique, l’Afrique et le Moyen-Orient» tout en protégeant ses sources.
(suite et tout les détailles chez Mr Wiki…pedia)

Wiki => Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par des visiteurs du site. (Il permet donc l’écriture et l’illustration collaboratives de documents.).
Leaks => “fuite” en anglais
WikiLeaks est donc, un site qui a pour but de stocker et répertorier des fuites d’informations de façon collaborative. La participation peut être anonyme (conseillé même)

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Financement?

Par donations uniquement. Le coût de fonctionnement du site serait de 600k$ mais seulement 350k$ ont été récoltés pour le budget annuel. A savoir que la centaine de d’attaque en justice leur a coûté cher.

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Historique en bref:

-décembre 2006: mise en ligne dudit site. Le (co)fondateur (supposé) serait Julian Assange (on n’en est pas sur), jeune Australien (journaliste et informaticien) qui en est aujourd’hui l’un des principaux porte-parole
-2009: prix des nouveaux médias d’Amnesty International.
-15 mars 2010: fuite d’un plan de 32 pages de l’Armée Américaine contre WikiLeaks… sur WikiLeaks. (cf un peut plus bas)
-5 avril 2010: WikiLeaks publie des documents montrant des militaires tuant des civiles depuis un hélicoptère se croyant dans un jeu vidéo.

WikiLeaks a montré comment la communication de Guerre est géré au niveau international: la CIA, pour avoir plus de troupes militaires Européennes en Afghanistan conseil à la France d’insister sur “l’impact positif de la mission pour les civils” et de faire “culpabiliser l’opinion publique”.

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…mais que c’est-il passé ce 25 juillet 2010?

En collaboration avec trois médias d’importance (The Guardian, The New York Times et Der Spiegel), WikiLeaks publie plus de 91000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. Certains documents pourraient permettre de prouver d’éventuels crimes de guerre. Le New York Times a qualifié les documents “d’intérêt public”.

Et là, buzz (désolé j’exècre ce mot mais il n’y a pas d’autre qualificatif). Les médias mettent plus en avant la forme que le fond de la fuite: c’est “la fuite WikiLeaks qui met en embarras l’armée Américaine” et non pas “cette fuite qui met en avant tel fait et tel autre fait… se qui met bien l’armée Américaine dans l’embarras”. Enfin a part un grand journal national qui a tenté d’isoler les informations spécifiques à la France. Si quelqu’un dans les commentaire peut me faire écho de se qu’on en dit les JT (si ils en ont parlés).

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Impact sur la presse?

Le 27 juillet Rue 89 publiait “Comment WikiLeaks embringue la presse traditionnelle” sous titré “Un site web participatif a forcé des poids lourds de la presse à vérifier des infos dont ils ne connaissaient pas l’origine. Une première.“. Il est plus inquiétant que la presse ne soit pas au courant de fait aussi grave que l’importance des faits en eux-mêmes. Et la s’en suit une compétition médiatique sur le “best of “du tableau de chasse de WikiLeaks. Owni y voit une nouvelle étape de le cyber-journalisme.

Déjà suite aux nombreuses fuites sur les crimes bavures de l’armée Américaine, cette dite armée avait concocté un plan top secret contre WikiLeaks; paroxysme de la citation: ce plan c’était retrouvé, sur WikiLeaks. Mais l’armée ne se poserait-elle pas les mauvaise questions? Ils se demandent “comment éviter ces fuites?” et non pas “pourquoi ces fuites?” auquel cas la réponse est simple: “vos militaires sont écœurés de cette guerre, de ces crimes et veulent les dénoncer”… A ce problème pas de solution: une guerre propre, sans bavure ça ne peut pas exister. Ces fuites sont la preuve qu’il y a des militaires près à prendre des risques pour dénoncer les crimes de leurs “collègues”.

Quoi qu’il en soit, une nouvelle riposte de l’armée Américaine ne saurait tarder: à surveiller. L’Australie censure déjà Wikileaks (au moins en partie), après que ledit site ait publié la liste noire des sites censurés là-bas (cf la liste).

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Ce qui me choque dans cette Histoire, c’est pas que “la guerre c’est sale”, ou que “c’est moche”: c’est la fatalité de la guerre. Du sang, des morts, des crimes, des abus… Non, ce qui me choque c’est l’impression que les armées sont plus préoccupées de la source des fuites et à poursuivre les responsables plutôt que les auteurs des atrocités en ce genre.

Pour plus d’info je vous conseil ce mini dossier sur Le Monde.fr et le Point.

~ by so0n on 2010/07/30.

2 Responses to “Wikileaks: qu’est se qu’il c’est passé?”

  1. Let’s judge the information revolution on its own merit, irrespective of Assange. He represents the revolution because he’s high-profile right now, but let’s think about the concept of open-access facts…

    • I think Wikileaks in his crusard tor the truth makes many enemies, proof that is necessary. Authors taks risks, in a fiew years they will be considered has heroes ^^

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